mardi 3 février 2009

Le tapir


Celui-là, c'est le comique de service; il happe les feuilles avec son long nez et comme il n'a que 3 orteils, sa piste est facile à suivre... c'est un gros mammifère de 200 kilos, à la vue très mauvaise, et il est conseillé de se poster bien en face de lui pour l'observer. Hmmm, oserai-je une photo de face ???

Le pécari


Moins élégant, puant et agressif, voilà le cochon sauvage d'Amérique; paraît que s'il charge, il faut se réfugier dans un arbre ! Je ne sais si cette gymnastique est à ma portée, toujours est-il que je risque d'en rencontrer aussi sur le chemin de El Peru. Mais comme son odeur l'annonce, j'aurai le temps de me planquer...

Et quelques autres oiseaux...







Inutile de préciser que le Guatemala est un paradis pour les oiseaux de toutes les couleurs, mais un paradis désormais plein d'embûches; j'ai déjà cité le quetzal, emblème du pays, qu'on ne trouve plus qu'au Chiapas... Et voici en photo le mignon colibri, et le toucan au bec multicolore, et le dindon du Peten, pas sauvage du tout, qui déambule à Tikal en liberté et se fait bouffer par manque de prudence... On peut voir aussi autour du lac Atitlan, les derniers poc, ou grèbes coureurs, oiseaux aquatiques sans ailes, dont la nourriture se raréfie ainsi que les possibilités de nidification (à cause de l'introduction dans le lac de gros poissons prédateurs destinés à la pêche, et de la construction sauvage pour le tourisme); protection de la nature et tourisme responsable, un thème qui commence à éveiller les consciences. Il est temps !

L'azacuan ou buse de Swainson


Un rapace de légende, vénéré par les Mayas, qui l'associaient à la pluie; il s'envole vers le nord en mai-juin, au moment de l'arrivée des pluies, et ne revient qu'en novembre, quand c'est fini... Elégant, non ?

Le jaguar


Celui-là, je risque plus de le voir sculpté sur les murs des temples mayas qu'en réalité... Dommage, car Lio l'a constaté lors de notre dernière visite au zoo, les tigres et autres léopards (même famille) sont mes animaux favoris. Le jaguar aussi est menacé, notamment par les braconniers ou les éleveurs qui l'accusent d'attaquer les troupeaux et n'hésitent pas à faire le coup de feu... D'autres félins sont également présents dans les forêts du Peten, l'ocelot, le puma, le margay. Aurai-je la chance d'en observer ?

L'ara rouge


Le plus beau, le plus intelligent et le plus recherché des perroquets... paraît qu'il peut résoudre les problèmes d'un enfant de cinq ans. En voie de disparition, à cause de la déforestation (on lui pique ses arbres favoris pour nidifier) et du trafic d'animaux de compagnie. Bien sûr protégé, mais pas à l'abri des trafiquants. On lui construit des nids artificiels dans les réserves. J'en verrai (probablement) au cours de mon trek (6h) pour le site de El Peru.

(oui oui j'ai prévu un trek, avec pique-nique et tout le toutim, mais cette fois je n'oublie ni mon stick ni mes mountain shoes !)

Les singes hurleurs


Laissons provisoirement les graves problèmes socio-économico-politiques aux mains des altermondialistes et penchons-nous sur un sujet plus léger: la faune.

Une des spécialités de la jungle guatémaltèque: les singes hurleurs, chargés de mettre l'ambiance entre deux ruines mayas. Ils s'entendent, paraît-il, à 3 km à la ronde, et passent une bonne partie de leur temps à se reposer tranquille dans la canopée. Il paraît aussi qu'ils voient en trichromie, ce qui est rare; je m'habillerai donc selon les règles classiques de l'élégance, ne pas dépasser 3 couleurs, de cette façon ils pourront me percevoir en entier, et - qui sait ? - hurler d'admiration.