mardi 21 avril 2009

Quirigua











Et revoilà les Mayas... Perdu au milieu des plantations de bananiers, le site de Quirigua est célèbre pour ses stèles, les plus grandes du monde maya, et pour ses autels zoomorphes. Un véritable musée en plein air. Voici donc à quoi ressemblaient Lapin 18 et Patte de Jaguar...

retour à Rio Dulce
















Pour quitter Livingston, pas d'autre moyen que reprendre la lancha... donc chemin en sens inverse, et Leonardo qui a compris ce qui m'intéressait m'emmène dans les petites criques à la rencontre des Indiens Kekchi (orthographe phonétique) : la vie quotidienne au bord de l'eau, école au bord de l'eau, tout par bateau... Avec en prime les oiseaux par milliers, les nénuphars, la jungle qui plonge dans le rio; magique !


A Rio Dulce, avant de retrouver Ismaël et la voiture, un petit détour par le Castello de San Felipe, bâti au 17ème pour défendre la côte contre les pirates - il ne manque que Johnny Depp !

Livingston







Disons-le tout de suite, j'ai été déçue par Livingston... Peut-être j'en attendais trop ?

Rappel: ville garifuna, peuplée de Noirs descendants d'esclaves en fuite, vaguement teintés d'Indiens. Bien sûr il y a la musique - reggae, percussions - mais cela m'a semblé artificiel, destiné aux touristes plus qu'expression de l'âme populaire. La rue principale est d'ailleurs dédiée aux touristes, aux pires, aux groupes qui s'extasient devant les babioles à cinq sous ...Il y a aussi des routards un peu hippies qui consomment des cocktails décapants aux terrasses. Si l'on s'éloigne un peu, c'est la misère, la crasse et les traîne-savates à la mine louche. De toute façon, qu'y a-t-il à faire dans cette ville perdue, à part pomper le touriste ou s'adonner à toutes sortes de trafics ? Quant à la plage, je vous laisse juge.

Un bon point tout de même: le tapado, soupe de poisson à la noix de coco. Exquis.
Photos: à peu près nulles, je vous le concède; très difficile, tout le monde refuse avec une certaine agressivité.

lundi 20 avril 2009

Le rio Dulce et ses mangroves





























D'abord le rio s'élargit en un vaste lac, appelé El Golfete, où je frissonne au vent du large; Leonardo contourne un îlot minuscule rempli d'oiseaux (toujours ces fameuses "aigrettes"), un vrai spectacle pour Hitchcock ! Ensuite, le rio se rétrécit en un défilé sinueux, et la jungle se jette directement dans l'eau, accrochée à des falaises presque verticales; c'est la mangrove, de part et d'autre, qui abrite des milliers d'espèces semi-aquatiques et d'oiseaux. Le spectacle de la nature est fabuleux, mais à part les oiseaux, on ne voit pas d'animaux, intimidés par les canots à moteur qui sillonnent sans cesse le rio. Leonardo s'enfonce dans les petites criques et coupe le moteur, mais en vain; pas de lamantins, de dauphins, de tortues... Il nous reste à admirer la beauté des reflets dans l'eau, les nénuphars, les arbres dont les racines semblent planer sur l'eau; quelques maisons en bois, abris des Indiens kekchi... A l'approche de Livingston, des colonies de pélicans (cette fois ce sont vraiment des pélicans...)

Rio Dulce


On change de genre. Rio Dulce est une petite ville au bord du rio du même nom, qui s'élargit en un grand lac de part et d'autre d'un pont supermoderne. D'un côté l'immense lac Izabal, tel une mer intérieure, et de l'autre, le rio communique avec la mer des Caraïbes, donc l'océan Atlantique. En fait c'est sans intérêt; Rio Dulce est un vaste port de plaisance, qui abrite d'innombrables bateaux de luxe dans des hangars (à l'abri des nombreux cyclones); j'ai fait peu de photos, tous ces bateaux de riches, je trouvais ça plutôt écoeurant. Ismaël m'a confiée à Leonardo, pilote d'une petite lancha, et vogue la galère vers Livingston, ville garifuna sur la mer des Caraïbes, seulement accessible par eau.

Les enfants de Nuevo Horizonte







Les enfants sont en bonne santé, habillés correctement et pas farouches pour un sou...



Me voilà en visite à l'école maternelle; dès mon entrée, une petite fille entame un chant que tout le monde reprend en choeur; les deux institutrices rient sous cape, je ne saurai jamais s'il s'agit d'une chanson enfantine ou d'un équivalent de l'Internationale...



En forêt avec Tono et Cristina











Merveilleux parcours sur le "sentier de la vie" avec mes deux mentors; arrêts auprès de beaux arbres dont on m'explique l'utilité (ne pas oublier que l'ancienne génération a vécu dans la jungle !), observation des animaux (oiseaux et singes hurleurs), et conversation à bâtons rompus sur les réalisations, les projets, les difficultés... Leur souci actuel est le commerce équitable: ils veulent vendre le surplus de leur production, mais sans intermédiaires, à un prix juste. Ne les croyez pas naïfs, j'ai assisté à une formation très sérieuse, qui se donnait aux responsables de la communauté, sur le commerce et le marketing: connaître son ennemi pour le déjouer.


Ce n'est pas la première fois que j'observe les animaux et les arbres, mais ce que je découvre ici, c'est un amour de la vie sous toutes ses formes d'une grande pureté, de la part de gens qui ont souffert pour la sauvegarder. Et cette communauté me fascine; qu'il est beau ce rêve de justice et de société idéale !

Photos: au milieu de la forêt une aire de jeux et de pique-nique: admirez notre guerillero au repos.