
Je ne résiste pas à vous recopier un passage de Huxley; notre voyageur fait étape dans un village perdu de la sierra mexicaine (il fait route à dos de mule vers Oaxaca, n'oubliez pas qu'on est en 1933); la température est glaciale, l'endroit absolument sans intérêt. Il est reçu par le notable du coin, qui lui demande combien il a payé le bateau pour venir d'Europe (une somme fabuleuse pour un Mexicain, même riche)
"Il écouta attentivement, puis, après un silence, il dit enfin:
- Je ne comprends pas comment vous avez eu l'idée de gastar su capital pour venir à San Pedro.
Il avait, je dois l'avouer, certaines excuses à ne pas comprendre. Le froid était polaire, nous allions passer une nuit très inconfortable et devoir nous lever, frissonnants, le lendemain matin à l'aube. Pourquoi dilapider ainsi son capital ? Cela pouvait, effectivement, paraître étrange. Mais quelle était l'alternative ? L'autre solution consistait à placer son argent en valeurs boursières. Dilapidation pour dilapidation, je préfère ma méthode."
Photo: cathédrale d'Oaxaca
Autrement dit par un économiste contemporain (moi, hihihi), vu les taux d'intérêt actuels, vu les taux d'inflation de plus en plus bas (bientôt négatifs => déflation), vu le ralenti de l'économie mondiale, le meilleur placement pour tout le monde, c'est de dépenser son argent. Il y a évidemment dépense et dépense, dépensons durable (aussi bien pour l'environnement que pour son patrimoine) au lieu de dilapider, hein ?
RépondreSupprimerJérôme
Compris fiston
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup! Mais reconnaissons que c'est pour ceux qui ont des économies.
RépondreSupprimerEvidemment...
RépondreSupprimerRemarque pourtant que certains dilapident ce qu'ils n'ont pas - en voyageant à crédit par exemple